Recueillement et interrogation.....
Par Michel FRERE le lundi 25 août 2008, 12:44 - DEFENSE - Lien permanent
10 morts, 26 blessés , le plus lourd bilan qu'a eu à subir les troupes françaises depuis l'affaire du drakkar. Encore que cette dernière n'étais pas une opération militaire mais un attentat. Ma première réaction a été la douleur due à la perte de ces soldats, puis toute de suite après des interrogations sur le "comment," ce n'est que maintenant que je me pose la question du "pourquoi?" (Bien que cette question je l'avait déjà posé en février dans mon billet sur la décision de Sarkozy de renforcer le dispositif français en Afghanistan). Quoiqu'il en soit je partage la douleur des familles et des amis de ces combattants. Mais après?........
LE COMMENT?
Suite à cet accrochage, le ministère de la Défense a fait part du déroulement de l'opération. Le général commandant les forces de l'OTAN en Afghanistan a avoué un manque de prévoyance dans la prise en compte de la mission : il ne croyait pas les talibans capable d'une telle action! Comment ne pas ressentir de la colère à la lecture de ces communiqués. Il est toujours facile de dire " yavait ka" fallait ke" mais quand même...
Il me semblait que nous avions appris à respecter les adversaires depuis les conflits en Indochine et en Algérie. Du Gnakoués et des Bougnouls, que nous étions passés aux redoutables Combattants du Viethmin et du FLN (peut-être un moyen de valoriser la défaite). Il me semblait que l'on avait appris qu'un soldat combattant pour une cause qu'il croit juste, est transcendé, et qu'un chef voyant mourir ces hommes en tirait des expériences et faisait marcher ces méninges pour vaincre. Où sont passés les enseignements du passé? Je sais bien qu'à longueur de journée il existe des jeunes bien coiffés et bien cravatés pour nous dire que "plus rien ne sera comme avant" (sous -entendu tout commence avec moi), mais cet évènement rappelle étrangement les conflits du passé. Il serait peut-être temps que nos tacticiens se penchent sur les enseignements de la guerre d'Algérie. Pourquoi pas prendre conseil auprès des anciens combattants des deux bords.
Pour reprendre le parallèle il ne faudrait pas reconduire les mêmes erreurs du passé : tortures, déplacements des populations civiles, bombardements abusifs ... mais plutôt en tirer les enseignements positifs au regard des armements nouveaux (missiles - transmissions) et de la tactique.
Pour le reste je fais confiance à nos chefs militaires pour tirer les enseignements en matière d'appui à la reconnaissance et feux (artillerie- avions - hélicoptères). Saviez - vous exemple qu'un hélicoptère de guerre aussi sophistiqué que l'"Apache" ne peut intervenir sans alerte préalable, avant une heure (alignement de la centrale inertielle entre autres)? Ceci montre à quel point une armée classique éprouve de la difficulté face à une armée de guérilla. Puissance et sophistication ne vont pas d'emblée e pair avec souplesse et adaptation. Tout doit être programmé pour la première alors que l'autre s'adapte aux circonstances.
LE POURQUOI?
Je vois renvoie à mon billet d'avril 2008. Il est de plus en plus d'actualité.
Suite à cet accrochage, le ministère de la Défense a fait part du déroulement de l'opération. Le général commandant les forces de l'OTAN en Afghanistan a avoué un manque de prévoyance dans la prise en compte de la mission : il ne croyait pas les talibans capable d'une telle action! Comment ne pas ressentir de la colère à la lecture de ces communiqués. Il est toujours facile de dire " yavait ka" fallait ke" mais quand même...
Il me semblait que nous avions appris à respecter les adversaires depuis les conflits en Indochine et en Algérie. Du Gnakoués et des Bougnouls, que nous étions passés aux redoutables Combattants du Viethmin et du FLN (peut-être un moyen de valoriser la défaite). Il me semblait que l'on avait appris qu'un soldat combattant pour une cause qu'il croit juste, est transcendé, et qu'un chef voyant mourir ces hommes en tirait des expériences et faisait marcher ces méninges pour vaincre. Où sont passés les enseignements du passé? Je sais bien qu'à longueur de journée il existe des jeunes bien coiffés et bien cravatés pour nous dire que "plus rien ne sera comme avant" (sous -entendu tout commence avec moi), mais cet évènement rappelle étrangement les conflits du passé. Il serait peut-être temps que nos tacticiens se penchent sur les enseignements de la guerre d'Algérie. Pourquoi pas prendre conseil auprès des anciens combattants des deux bords.
Pour reprendre le parallèle il ne faudrait pas reconduire les mêmes erreurs du passé : tortures, déplacements des populations civiles, bombardements abusifs ... mais plutôt en tirer les enseignements positifs au regard des armements nouveaux (missiles - transmissions) et de la tactique.
Pour le reste je fais confiance à nos chefs militaires pour tirer les enseignements en matière d'appui à la reconnaissance et feux (artillerie- avions - hélicoptères). Saviez - vous exemple qu'un hélicoptère de guerre aussi sophistiqué que l'"Apache" ne peut intervenir sans alerte préalable, avant une heure (alignement de la centrale inertielle entre autres)? Ceci montre à quel point une armée classique éprouve de la difficulté face à une armée de guérilla. Puissance et sophistication ne vont pas d'emblée e pair avec souplesse et adaptation. Tout doit être programmé pour la première alors que l'autre s'adapte aux circonstances.
LE POURQUOI?
Je vois renvoie à mon billet d'avril 2008. Il est de plus en plus d'actualité.