Tout d'abord qu'est ce qu'une Base Défense?

"La Base de Défense (BdD) est à l’échelon local l’unique formation administrative de la défense, qui regroupe l’ensemble du personnel militaire et civil présent dans un secteur géographique donné, ce secteur pouvant recouvrir une ou plusieurs communes proches les unes des autres (rayon de 30 km).

La BdD a pour mission essentielle d’assurer l’administration générale et le soutien commun des formations implantées dans son secteur de responsabilité administrative.

La BdD comprend :

- le commandant de la base de défense ;

- les services (soutien santé, opérationnel, administratif, technique et logistique, communication) ;

- des formations et unités plus ou moins importantes (régiment, école, état-major, mais aussi centre de stockage et d’approvisionnement ou relais isolé de télécommunications) qui sont toutes administrativement rattachées à la base.

Comment fonctionne une Base de Défense ?

Le commandant de la Base de Défense dirige l’action des services de la base afin de permettre aux formations qui lui sont administrativement rattachées de remplir au mieux les missions qui leur sont données par leur chaîne fonctionnelle.

Ses responsabilités s’exercent donc sur les fonctions d’administration et de soutien au profit de la totalité des formations stationnées dans son aire de responsabilité. Il dépend hiérarchiquement de la chaîne spécifique en charge du soutien.

Le commandant de la BdD n’est donc pas l’autorité d’emploi de ces formations qui relèvent de leur chaîne opérationnelle / métier propre. Il a en revanche vocation à être le point de contact unique de la défense vis-à-vis de l’environnement et des institutions civiles locales.

En dehors des responsabilités territoriales qu’il exerce, le commandant de la BdD a des relations contractuelles avec les commandants des formations d’emploi, en vue de leur fournir le meilleur soutien répondant à leurs besoins.

Les services de la Base de Défense sont organisés pour répondre aux besoins des formations. Leur structure est normée, même si les effectifs peuvent varier d’une BdD à l’autre, en fonction de l’importance et du nombre des formations à soutenir (volume moyen estimé à environ 300 personnes pour une BdD type à 2 800).

Ils sont généralement implantés dans l’emprise principale du secteur, auprès du commandant de la BdD, mais certaines cellules peuvent être réparties ou délocalisées dans d’autres implantations pour un meilleur service de proximité (cas des points d’alimentation dans chaque emprise importante).

Les formations de la Base de Défense (régiments, bâtiments de la marine, bases aériennes, écoles, hôpitaux, centres d’essai…) disposent en propre des seuls services nécessaires à leurs besoins spécifiques. Ceux-ci seront renforcés à leur demande, prioritairement à partir des services de la BdD de rattachement, pour faire face aux échéances majeurs (projection, entraînement…).

Lorsque cela s’avérera nécessaire, des cellules des services de la BdD seront colocalisés avec les formations pour faciliter leur fonctionnement courant."

Source : http://www.defense.gouv.fr/modernisation/les_grands_chantiers/rgpp_defense/principales_mesures/creation
_de_bases_de_defense/le_principe_de_base_de_defense

Est ce que cela peut fonctionner?

Ben NON!
Cette idée est née de travaux d'une Grande Commision de l'ESG en 1986. A l'époque cette idée avait été rejetée car jugé dangereuse dans la mesure où elle mettait en avant un distingo entre opérationnels et personnels du Soutien. Autrement dit 'les Seigneurs de la Guerre" d'un coté et "Les valets d'armes" de l'autre. Mais les fausses bonne idées qui consistent à copier les restructurations des entreprises privés sous le faux prétexte d'économie séduisent toujours les "libéraux". EN 1991 une expérimentation est conduite à Varces (Grenoble) pour expérimenter ce principe. Ce qui devait arriver arriva! Les "opérationnels" et "le soutien" ce sont tirés dans les pattes. Le matériel était moins bien entretenu, les priorités étaient mal arrêtées car les logiques de deux partis étaient différentes, etc... Tant et si bien qu'après un essai de deux ans le principe a été abandonné.

Qu à cela ne tienne! Ce qui n'avait pas marché au niveau de l'armée de terre est repris en 2008, en faisant encore mieux. CEtte fois ce sera un soutien interarmées! Autant dire que cela va être un joyeux b...... . Mais rien n'est pire que de jeunes énarques des cabinets ministériels qui sans aucune expérience de la vie militaire arrivent imbus de leurs personnes pour expliquer qu'avant on était nul et que maintenant (sous entendu grâce à eux) on allait faire un grand pas en avant. Je rêve d'envoyer ces jeunes présomptueux pendant un mois sur un théâtre d'opération pour expérimenter leurs brillantes idées.