Ces histoires commencent toujours par des faits minorés. En Ulster, les catholiques et les protestants s'affrontent... comme dab disent certains, et c'est une guerre de plusieurs années ponctuées d'attentats, d'agessions, de répressions, de grèves de la faim, qui commence en Europe. L'Allemagne appuit la déclaration unilatérale d'indépendance de la Slovénie et c'est des années de guerre qui ensanglantent la République Yougoslave. Les flamands, les wallons et le Brabant se déchirent. Comme dab disent les experts... oui mais cette fois c'est sérieux. Pour le moment on considère cette affaire comme une affaire intérieure et l'Europe ne s'en mêle pas mais peut-on être indifférent à ce qui se passe à notre porte? Conforté sans doute par la partition "pacifique" entre la Slovquie et la Tchéquie les séparatistes pensent sans doute qu'une partition de la Belgique peut se faire sans douleur... à voir? Ce qui est le plus inquiétant c'est la sensibilté politique flamande rappelant franchement les propos fascistes d'avant-guerre. Allons-nous permettre la création d'un état fasciste au sein de la communauté européenne? Pourquoi alors avoir fustiger l'Autriche au moment où elle s'est doté d'un chancelier d'extrême droite? Sur fond de crise politique. Cela fait plus de cent jours que la Belgique n'a pas de gouvernement. Le commissaire européen chargé du Développement, le libéral belge Louis Michel, qui est parfois cité comme un possible Premier ministre, refuse de céder au pessimisme. "Cent jours pour faire un gouvernement, on a connu pire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Commission. "Je crois que, comme toujours, ça s'arrangera." ... ça ira, ça ira, ça ira.....La durée de la crise politique belge radicalise l'opinion publique en Flandre, où près de la moitié des habitants revendiquent désormais leur indépendance.Les Flamands ont voté en juin dernier aux deux tiers pour des partis qui réclament soit l'indépendance de leur région, soit un confédéralisme qui leur permettrait d'arrêter les transferts financiers vers une Wallonie plus pauvre. Du côté francophone, on refuse tout net une telle évolution qui aggraverait encore les problèmes économiques déjà graves d'une Wallonie héritant de compétences qu'elle ne pourrait financer, par exemple en matière de sécurité sociale. Comme on peut le constater le problème n'est pas que luigistique il se double (comme souvent de problèmes économiques). On ne peut que s'inquiéter devant une menace de partition qui pourrait raviver quelques particularismes régionaux français.Point n'est besoin de donner de noms ... tout le monde a compris. Comment l acrise peut évoluer? Actuellement la situation est maîtrisée. La violence n'est que verbale. Espérons qu'il en sera toujours ainsi. L'espoir est dans la réaction positive d'une grande partie du peuple Belge. Devant la radicalisation des positions, de plus en plus de voix se font entendre pour défendre l'unité du royaume. 400 personnalités, dont pour la première fois de nombreux Flamands, ont fait savoir mercredi qu'elles avaient signé une pétition pour "sauver la solidarité" entre les Belges et contre le séparatisme. Le quotidien populaire francophone La Dernière-Heure a de son côté lancé une campagne intitulée "Aidez-nous à sauver la Belgique!", qui a reçu l'appui de vedettes nationales comme Annie Cordy et Eddy Merckx. Cela peut paraître ridicule de voir figurer ces deux personnes en tête de liste mais après tout très peu de personnes se sont moqués quand Johnny Halliday et Virenque ont décidé de soutenir Sarkozy.