Plus vite, plus fort, plus intelligent, plus malin…. c’est l’éloge du plus dans notre société. Dans l’HD de cette semaine, j’ai été interpellé par ce titre : « 25 000 chevaux d’acier pour franchir le mur des 570 km/h » Bien sûr à travers cette annonce il s’agit de montrer l’excellence de la technique française et réjouissons nous pour une fois d’être mis à l’honneur. Mais au-delà de cette performance, il m’a semblé nécessaire de se poser la question sur le « plus ». Faut-il s’étonner de voir Nicolas Sarkozy demander plus de travail, pour gagner plus ? Faut-il être surpris d’entendre à longueur d’année, si tu n’es pas le plus fort (ou le plus malin) tu seras écrasé par les autres. Les témoignages peuvent se multiplier : - « Regardez les bien ! » disait un directeur d’HEC à des parents des lauréats au concours d’entrée « vous ne les reconnaîtrez plus à la sortie de ‘école, ce seront devenus de véritables combattants ! » - « Le modèle économique de la droite me séduit davantage. Le risque avec la gauche, c’est d’aller vers une « Rmisation » du système, de donner de l’argent à ceux qui ne font rien, comme si c'était un dû. » déclare au magazine l’Etudiant Anne-Sophie, 21 ans, habitant Boulogne (92) et actuellement en 2deuxième année de psychologie à l'université Paris 5. Il est évident que ce qui ne font rien sont des minables. Bonjour la psychologie ! - « Gagnez plus avec le placement –bidule- ou –machin » ressassent les radios et les spots publicitaires. Pour la plupart le problème n’est pas de gagner plus, mais « de gagner assez ». Alors chiche ! Faisons l’éloge du plus. Plus d’emplois ! Des salaires plus élevés ! Plus d’impôts pour les profiteurs ! Plus d’humanité vis-à-vis des défavorisés ! Et là peut-être le plus retrouvera sa juste place.